Les Chemins du Soleil de Die à Sisteron : Le récit

L'équipe au complet, de gauche à droite :
Thibaut, MisterZou, Nico et Ludo
Du 8 au 12 Mai 2013

Bon, voila, comme on dit : Ça c'est fait !

Tout c'est déroulé comme prévu, on s'est vraiment régalés, les cieux ont été cléments, à part 2 heures de pluie et de froid le 2ème jour... 
Au niveau des paysages, c'est un "chouette" parcours. On passe des sévères montagnes du Vercors à des paysages qui doucement et progressivement se "Méditerranéise", top beau. Manquait un peu de lavande en fleur, mais au mois de Mai c'est un peu tôt.
Question VTT, évidemment c'est pas du facile.... Rien à voir avec la GTJ qu'on avait "fait" 2 ans auparavant. Des étapes peut-être un peu trop ambitieuses (comme toujours 45km/1500d+ en moyenne), un manque certain de préparation, du au mauvais temps de ce début d'année 2013. Bref, on en a bien bavé.... Les parcours sont bien conformes aux descriptions, des montées sur pistes roulantes (en grande partie), puis des descentes sur singles bien joueurs, mais jamais difficiles (pour les tronçons que l'on a parcouru). 
Question intendance, on est parti avec un petit sac à dos et un porte-bagage léger fixé sur la tige de selle, pour trois d'entre nous et sac à dos seul pour le 4eme. Les avis sont partagés et fait débat sur les forums de rando "longue-durée". Le porte bagage allège bien le sac à dos, par contre, il modifie sensiblement le comportement du vélo. La recette semble être de s'alléger le plus possible en ne prenant que le strict minimum dans un sac à dos, mais cela n'est pas toujours facile.
Question gîtes et repas, on s'est fait plaisir et le budget a été en conséquence, mais bon, il faut profiter de ces quelques jours et refaire le plein de calories pour les étapes à venir :o)


Première journée (8/5) : Die > Luc en Diois

La boisson locale
La vue depuis le gîte
On se retrouve tous les 4, la veille, à Die, au gîte la Meyrosse : Une bonne adresse. 16 euros la nuit,  avec une cuisine, un peu "viellot", mais c'est propre et la propriétaire est sympa. Un peu à l'écart, mais le centre est accessible à pied. Je ne connaissais pas Die, et mes impressions sont mitigées  Le cadre est magnifique, mais on sent une drôle d'ambiance. Pas mal de "marginaux".... Est-ce l'habitude de vivre à Annecy ou la "pauvreté" n'est pas aussi présente.... On passe quand même une bonne soirée, commencée autour d'une bouteille de Clairette, continuée dans un bon restaurant (Côtelettes d'agneau délicieuses + rouge local), et terminée dans un bar du centre ville à siroter "quelques" bières en refaisant le monde...

Les derniers préparatifs sur le parking de la gare de Die
Le Mercredi matin, le réveil sonne vers 7 heures... Debout les vététistes, le cerveau embrumé, on rassemble les affaires et on filent avec les voitures et les vélos à la gare de Die. En effet, au bout des 4 jours, c'est en TER qu'on reviendra au point de départ. Il fait grand beau, c'est une bonne surprise. Les préparatifs sont rapidement expédiés, Nicolas nous fait une première démo de sa façon, toute personnelle, de sangler son sac Auchan sur son porte bagage, avec du gros scotch de déménagement... (voir la vidéo de la deuxième étape) C'est rustique mais efficace. Une seule contrainte, il ne faut rien avoir à prendre dans son sac pendant la journée. Un petit coup de stress juste avant de partir, lorsque je me renseigne auprès de nos "amis" de la SNCF : Le train de retour est en 2 parties avec un changement à Veynes-Dévoluy, et le réceptionniste de la gare de Die m'indique que ce 2eme tronçon n'est pas accessible aux vélos, alors que l'on m'avait indiqué le contraire quelques jours plus tôt. Tant pis, on verra bien, de toute façon on n'a pas d'autre solution. Top départ.... On s'arrête 5 minutes après pour une première pause petit déjeuner.... On a du mal à démarrer.... 


C'est parti !
Vers 9h30 finalement c'est parti. Le début est goudronné et cela permet de chauffer doucement. On se retrouve sur une toute petite route avec des passages bien raides pour monter à l'ancienne Abbaye de Valcroissant. Une piste  succède à la petite route, ça grimpe, c'est dur, mais pour l'instant ça passe. Première escale au Col de L'abbaye, Ludo regonfle son pneu arrière avec ma nouvelle (trop) petite pompe Crank-Brother. Encore une pompe dont il ne faut pas avoir à se servir. Première descente, les gopro sont en route, c'est de la piste mais ça fait du bien... Au bout de 5 mn, Pan, je crève .. Evidemment Ludo est devant avec ma pompe et je dois finir la descente à pied.... Grrrr..... On répare, on pompe et on repart... La suite est tranquille dans les vignes de Clairette.... On arrive à Chatillon en Diois, charmant petit village. Un restaurant nous tend les bras sur la place. On s'installe dehors au soleil, il fait bon. Une bonne bière et un bon repas arrosé de ChateauNeuf du Pape... Bien les sportifs.... On repart finalement, un peu comateux et en pleine digestion... Un petit single nous occupe gentiment pendant la digestion, mais le profil de l'étape est catégorique : Encore au moins 600 d+ à se taper pour arriver au "Tunnel". Et effectivement la montée est longue, longue, longue. Il fait chaud et on en bave. Je craque et m'autorise quelques séances de poussage pour refroidir le c.. qui est en surchauffe. 
En montant vers le '"Tunnel"
Le passage du "Tunnel" mérite bien tout ces efforts évidement , super passage. un peu aérien, mais rien de bien méchant. Nicolas qui est sensible au vertige, n'est pas bien à l'aise, mais passe quand même à la volonté... Ensuite un single à flan ou il faut être vigilant dans les caillasses, il y a toujours de la pente... Thibaut se laisse surprendre, heureusement sans gravité... Ouf ! Malheureusement quand nous passons, nos amis bûcherons on semés des troncs un peu partout et spécialement en plein dans le chemin, le parcours ressemble plus à du saut d'obstacles... Ensuite une longue et fastidieuse séance de poussage vers le Col Pinet.... Beurk pas bien.... On commence a en avoir ras la caquette.... Même les "abricots magiques" de Ludo ne font plus effet.... Heureusement la descente vers Luc en Diois s'annonce. D'abord sur une piste bien caillouteuse, puis sur un passage en single vraiment super. Evidemment, j'ai la poisse et je crêve à  nouveau... En plus un joli trou dans mon pneu arrière tout neuf..... Les boules. On colmate avec un bout de chambre à air et on continue la descente toujours aussi classe. Même avec les portes bagages, on se lâchent et je fais l'intérieur à Nicolas en taillant dans un raccourci. On retombe sur de la piste, ou ce coup-ci c'est la manette de changement de vitesse arrière de Ludo qui fait des siennes... Elle s'est dévissée et est ouverte. Heureusement aucune pièce de perdue. Une séance de mécanique s'annonce. Thibaut et Nicolas qui étaient partis devant, doivent faire machine arrière. Après un bon moment, Ludo et Nicolas arrivent à remettre les pièces du puzzle en place... Ca devrait  le faire pour aller jusqu'au camping de ce soir. On verra là-bas pour faire une vrai  réparation. A l'arrivée à Luc en Diois on se jette sur le premier bistrot venu pour une grande bière salvatrice et réparatrice. On rallie ensuite le Camping des Foulons ou j'ai réservé un mobil-home pour la nuit. Bon accueil,  le patron et sa femme sont bien sympas. Après une bonne douche, on sirote une Clairette "Jalliance" Bio délicieuse. Le repas mangé au restaurant du camping est excellent, plein de protéines animales et de bonnes grosses frites maison.... Pendant ce temps, les amis hollandais du patron du camping viennent d'arriver pour les vacances. Le cadeau qu'ils apportent est spécial... Une chaise fabriquée à partir de vieux ski.... Curieux..... Le patron nous attends demain matin avec des outils pour consolider la réparation de la manette de Ludo. En attendant, on ne fait pas de vieux os et je ne met pas longtemps à m'endormir, après avoir branché les divers appareils à recharger.....



La Montagne du Glandasse

Thibaut dans le Tunnel


La vidéo de la première journée

 



Deuxième journée (9/5) : Luc en Diois > Montmorin



On se lève tôt ce matin, car on a du "pain sur la planche".... Ludo file chercher des outils pour réparer sa manette de changement de vitesse. Il réussira à faire un "bricolage" qui tiendra pendant les 4 jours de la rando, ouf, car je ne sais pas ou on aurais pu trouver une manette par ici.... Je change mon pneu percé la veille, Thibaut ayant prévu le coup, avait mis dans son sac un beau "Cougar" tout neuf. Nicolas nous refait le coup du "roumain" et installe son sac sur son porte bagage à grand renfort de scotch de déménagement (voir la vidéo). Le temps est incertain, il a plu cette nuit, et ce matin c'est un peu gris... On prends le petit déjeuner au camping et évidemment, à peine installés, il se met à pleuvoir.... Chouette ! Ça promet.... Le temps de se goiffrer de pain et confiture, de prendre et reprendre du café, puis de payer le camping, le temps change et la pluie s'arrête.... On est bénit.... Au bout de 5 minutes de pédalage, il fait grand beau, c'est le top... Le parcours commence par rejoindre le "Saut de la Drôme", on fait les "Japonais de base" en se prenant en photo devant la cascade.... 




Ludo
Nico
Thibaut
MisterZou






La suite se déroule tranquillement jusque Beaumont en Diois. Un peu de montée vers le col du Bonnet, ensuite on redescend par une piste dans la vallée de la Drôme, et un mixte de piste et de petite route nous amène au pied de la première montée de la journée jusqu'à Haut-Charens. Cette montée est longue sur une piste progressive, avec quand même de bon "coup de cul". En descendant, la poisse me poursuit, je crève pour la troisième en 2 jours, ça commence à faire. Comme je n'ai plus de chambre à air, je suis obligé de réparer avec des rustines Zéfal, sans colle, on regonfle et au moment de repartir, c'est Nicolas qui est à plat.... Au total une bonne demi-heure de grillé... Ensuite, une super descente, en partie dans la bouillasse. On se tire la bourre avec Thibaut et on arrive en bas avec une super banane mais bien couvert de boue. Il commence à faire faim, nous avons des sandwichs préparés par le camping ce matin, mais avec, il nous faut de la binouze, c'est clair. On continue à rouler espérant trouver un bistrot, mais rien dans les villages que nous traversons. En arrivant vers Vaugelas, on décide de faire un crochet à Valdrôme. En fait, il s'avère que c'est une bonne idée, car on tombe sur un chouette gîte, tenu par un couple de Savoyards, l'Auberge de L'Oustaou. En plus ils ont de la bière "locale" super bonne, la Markusbiere, fabriquée à Saou dans la Drôme (ça ne s'invente pas). On boit une tournée et une autre, le temps passe.... Il est bientôt 16h00 et il reste un bon bout pour atteindre le gîte de Pra-Boyer ,au dessus de Montmorin, ou on doit dormir ce soir. Il faut d'abord monter au col de Bruis, une première bavante. Heureusement le début se fait sur la route, cela permet d'éliminer les bières. Au bout d'une demi-heure, je crêve pour la 2eme fois de la journée et pour la 4eme fois en tout, j'ai les boules.... Evidemment, je foire la réparation... Nicolas est obligé de démonter tout son "barda" pour me filer une chambre à air.... Grrr..... On repart enfin vers le col, des passages poussant, d'autres roulant, je commence à être vraiment naze.... J'envisage même de court-circuiter la variante conseillée par la gardienne du gîte, par les crêtes. Arrivé au col, après une pause, je décide de continuer sur l'itinéraire prévu et de prendre la variante. Le temps se couvre petit à petit et il commence à se faire tard, mais le paysage et la vue depuis la crête est vraiment magnifique, par contre au niveau VTT, c'est un peu moyen, beaucoup de poussage, peu de roulage. Ca commence à être long... Serre Embouc puis Serre de Beaupont et Montagne de Dindaret.... Une nouvelle pause, on rigole en prenant des photos, on mange et on se couvre car vraiment le temps devient franchement moche et gris....



On pense en avoir terminé avec cette variante, mais quelque-chose m’inquiète, on n'a pas encore rencontré le passage "un peu difficile" dont m'a parlé la gardienne du refuge.... Aprés un peu de roulage et une première descente, un bon poussage et on arrive sur cette difficulté... Il s'est mis à pleuvoir et le ciel est franchement môche... On est devant un passage ou il faut "mettre les mains"... En randonnée pédestre cela passe, en VTT ,avec les rochers rendus glissant par la pluie c'est coton. On étudie une solution de repli, mais il faudrait tout redescendre, pas possible... On est obligé d'avancer. On s'organise. Ludo joue le rôle d'éclaireur car on ne voit pas la fin du passage. Après 5 minutes il revient... Oui ça passe, mais c'est chaud... On se passe les vélos, qui, avec les portes bagages pèsent une tonne.... Au bout d'un quart d'heure on en voit le bout... Il tombe des cordes et on ne voit plus grand chose. Heureusement, ce coup là la partie difficile est finie, on passe en mode descente jusqu'au gîte de Pra-Boyer. Avec Thibaut on prend la descente directe sur le GR alors que Ludo et Nico restent tranquillement sur la piste. Bien leur en prend, c'est eux qui ont raison... Le GR est franchement pourri, plein de caillasse et tout raviné, bref, c'est pas le top. Mauvaise surprise en arrivant au gîte, la gardienne à fait du "surbooking", et n'attends pas notre venue... Plus de place.... On se calme... Finalement, elle trouve une solution, mais ce n'est pas l'acceuil auquel je m'attendais. Avec Thibaut, on dormira dans la pièce principale du gîte sur des matelas.... Le dîner est bon, mais 2eme "mauvaise surprise".... Plus de vin.... Juste de la bière artisanale un peu dôbée.... On va se coucher rapidement car on est vraiment nazes.....



La vidéo de la deuxième journée

Troisième journée (10/5) : Montmorin > Orpierre


Réveil à 7h00, pas le choix on dort dans la salle à manger / salon du gîte de Pra Boyer. Au saut du lit, de suite la question : Quel temps fait-il ? C'est bof+ : 1-Il ne pleut plus (il a "royé" toute la nuit) 2-Un timide soleil semble vouloir se montrer... Un grand ouf de soulagement après le temps de m.... d'hier après midi.... On se mange un copieux petit déjeuner : Café, pain maison, confitures maison, jus de pomme maison, on recharge les batteries.... Les affaires n'ont pas eu trop le temps de sécher, mais bon, à la guerre comme à la guerre... Il faut faire avec. Le départ est en descente vers Montmorin, il ne fait pas super chaud et on descend tranquille sur la piste qui est bien détrempée.... On croise le balisage du Raid des Chemins du Soleil qui passe aujourd'hui sour le gîte. Nous on va vite pouvoir se réchauffer, avec la montée au Col des Tourretttes (400d+) En fait cette montée est "assez" tranquille, par la route, puis l'ancienne route, puis une piste assez roulante. La fin est bien raide et j'arrive au col en poussant, je sens que la journée va être dure, nos exploits de la veille sur la crête, ont bien attaqués, mes maigres ressources...


En montant au col des Tourettes


On redescend à vitesse "grand V" vers Ribeyret, par une descente qui ne reste pas dans les annales, de la piste, bof-bof rien de sensationnel. Pause technique en bas de la descente, Nicolas change ses plaquettes avant qui couinent. Je le dépanne avec mon jeu de plaquettes d'avance : On a tous les deux des Formula RX.
On rempli les gourdasses à la fontaine du village. Il fait beau et le soleil est désormais bien installé : Tant mieux !!!! On repart pour la deuxième montée de la journée, vers le Col de Roure puis Serre Larobe et le Dévès. Les paysages sont magnifiques.... Mais la montée est longue.... J'ai de plus en plus de mal... On traverse des champs de lavande en formation, dommage il est encore un peu tôt dans la saison. Pause déjeuner dans un champ, on se jette sur les sandwiches préparés par la "dame" du gîte de Pra-Boyer. C'est bon, mais un peu béton, du pain maison avec du fromage de chèvre... Avec de l'eau ça passe, il manque quand même une bonne bière pour faire descendre... La première "vrai" descente de la journée me fait retrouver le sourire, on se tire la bourre avec Thibaut, je n'arrive pas à comprendre les vététistes qui préfèrent les montées aux descentes, comme est-ce possible ? Arrivée en bas de la descente, le constat est rude : Ca pousse pour remonter jusqu'au village de Vaucluse Haute. On cherche une fontaine pour remplir les camel-backs et on tombe sur des gens super gentil (des Marseillais) qui nous passent une bouteille d'Evian fraîche et qui nous dépanne en eau. Grand merci !!! Une courte montée puis encore une descente sympa et on se retrouve à Montjay. Cruelle déception : pas un bistrot, donc pas de pause binouze aujourd'hui..... 



Champ de lavande, mais trop tôt


Ludo

Thibaut et Nicolas

Une petite sieste digestive


Après Monjay, c'est la punition pour monter au Col de Lèbre-Cuite : Une piste interminable qui monte "dré dans le pentu" et qui est inroulable... On pousse pendant une bonne heure en pleine cagnasse, c'est pas top.... Dis, Monsieur des Chemins du Soleil, il faudrait essayer de trouver un autre itinéraire pour la montée, car là c'est pas du tout sympa..... Arrivée au Col, on retrouve vite le sourire : Les paysages sont sensationnels et le topo est catégorique, en gros maintenant c'est de la descente jusqu'à Orpierre.... Miam-Miam.... Je sors la gopro du sac et on attaque une première descente super sympa, c'est la banane.... On se film entre nous, on rigole, c'est nickel. Un petit bout de piste remontant, mais juste ce qui faut, et on se lance dans la descente finale qui est un pur moment de bonheur... Une des plus belles descente des 4 jours avec celle du lendemain sur Barret. Je commence par me mettre une vautre au début, la faute à une ornière vicieuse. Sur le coup, je me relève et je repars, mais par la suite, il faudra se rendre à l'évidence, je me suis fait mal au genou droit et la journée suivante sera un peu galère... Pour le moment on profite de cette descente magnifique, tout en single avec tout ce qu'il faut pour rendre un vététiste heureux, de la pente, des épingles, c'est le bonheur... On se tire encore une fois la bourre avec Thibaut et on s'auto-film... C'est ça le VTT !!! Du single un peu caillouteux qui vire-volte entre les pins, le top... La descente est parfaite jusqu'à l'ancienne Chapelle Saint Cyrice, ensuite le chemin a été malheureusement "retravaillé" par nos amis bûcherons.... Mais bon ça descend donc c'est du tout bon. On retombe finalement sur la route et on finit la journée, genre ambiance tour de france, à pédaler comme des malades vers Orpierre..... Une grosse binouze réparatrice sur la place du village.... Quelques courses pour l'apéro du soir et une dernière montée vers le camping des Princes d'Orange ou nous attends notre mobil-home pour la soirée.... Après une bonne douche, c'est apéro binouze, olives et cacahuètes.... Ensuite on file au resto du camping pour s'enfiler un maxi gros hamburger frites qu'on aura bien du mal à finir..... La soirée se termine en vidant les dernières bières et en refaisant le monde encore une fois....



Un groupe de pousseurs de VTT :o)


Vue depuis le Col de Lébre-Cuite

Les champions du monde de descente de binouzes...



La vidéo de la troisième journée



Quatrième journée (11/5) : Orpierre > Chateauneuf-de-Chabre

Le réveil est difficile, en fait, on s'est un peu caillé toute la nuit par manque de couverture dans le mobil-home. En ce qui me concerne, j'ai mal au genou, suite à la chute d'hier dans le début de la descente vers Orpierre, je sens que la journée ne va pas être facile... En tout cas, il fait grand beau, c'est ce qui compte. L'étape du jour, qui est malheureusement déjà la dernière, est "gargantuesque" 50km et environ 2000d+ prévu, ça va être chaud patate !!! On rassemble rapidement les affaires et on prépare nos vélos, on commence à être bien rodés maintenant... Direction le centre du village d'Orpierre pour le petit-déjeuner. Les grimpeurs sont eux aussi de sorti, par cette belle journée et sur les parois environnantes on les distingue en train de grimper, il y a l'air d'avoir du monde dans les voies... Un café, deux café, on est bien au soleil et on repousse gentiment le moment du départ. On attends Nicolas qui à oublié sa casquette au resto du camping (sans doute un léger abus de vin rouge ? :o) Heureusement il la récupère et on part... Go !

Un peu de route au début, on croise le groupe de 4 vététistes qui font le même parcours que le notre (ou l'inverse....) Bonne ambiance.... Première pause.. Ludo "pique un sprint" vers le champ voisin... No comment... C'est "l'effet" café :o) La montée vers le Col Saint Jean commence tranquillement, par de la petite route, puis une piste roulante... C'est dur quand même pour moi, je ne suis pas à la fête, mon genou me fait mal et la fatigue des 3 derniers jours commence à bien se faire sentir. Je suis à la traîne..... Une deuxième pause au bord de la piste pour admirer les paysages... C'est vraiment magnifique...

On repart et peu après, on quitte la piste pour emprunter un single montant, vraiment sympa, assez "roulant".

On retombe sur de la piste pour arriver au Col du Lavaour. J'en ch.. de plus en plus. Je pousse plus que je ne pédale et même la marche me fait mal au genou... Mon super beau frêre, Ludo, me "soulage" (rien de sexuel :o) en prenant mon sac. Il le portera toute le journée accroché à son sac à dos... Encore un grand merci Ludo !!!! A nouveau du single pour arriver au Col Saint Jean, mais moins roulant que le premier. Enfin on arrive au Col. Il fait super chaud. Et cette montée a été bien longue. On s'octroi une bonne pause réparatrice un peu après le col, ou il y a une vue magnifique... On fait des photos. Personnellement, je ferais bien une petite sieste....




Il commence à faire grand faim. On espère pouvoir trouver quelque-chose à manger à Ballons, en bas de la prochaine descente... Là, c'est d'abord une première déception dans cette descente qui s'effectuera entièrement sur une piste... Bof-Bof... Encore un passage à revoir "Monsieur des Chemins du Soleil"... Pourquoi avoir fait passer le tracé au Col Saint Jean ? Gros mystère... Pour ceux qui lisent ce blog et qui projettent de faire ce parcours, renseignez vous pour faire une variante soit par le col de Sainte-Ange ou par le Col "sans nom" (côte 1199 sur les cartes  ign)... A Ballons, deuxième déception, c'est vraiment un tout petit village et il n'y a plus aucun commerce... C'est pas ici qu'on trouvera quelque-chose à manger... Heureusement, on tombe sur un enduriste moto super sympa, qui nous invite à refaire le plein en eau... Il a l'air de bien connaitre les chemins dans le coin et lui aussi s'étonne du tracé du parcours.... On discute un bon moment et on repart sous la cagnasse. On pédale sur une piste, il fait vraiment chaud... Les Chemins du Soleil en plein été, ça doit être vraiment galère.... Enfin le balisage quitte la piste pour emprunter un single qui nous amènera directement sur Barret Sur Méouge.... Là, par contre, c'est encore un grand moment de pur bonheur VTT, la descente qui met la maxi-banane :o)

Singles de rêve dans la descente sur Barret


Au dessus de Barret

En mode tranquillou...
Un peu avant Barret on retombe sur une piste, qui passe devant un vieux cimetière abandonné, drôle d'ambiance.... En face on voit la montagne de Saint Cyr.... En ce qui me concerne, la décision est prise depuis un moment. Je vais "zapper" cette montée (600d+) Je suis vraiment cuit et je ne me sens plus capable d'un tel effort. Pour l'instant on trouve une épicerie à Barret sur Méouge. Le patron est super sympa. On passe un bon moment à rigoler. On repart avec de quoi se faire un solide pique-nique, arrosé de deux grandes bouteilles de Jenlain... On s'installe sur la place du village, ou on trouve un banc à l'ombre....  Effectivement on passe un bon moment et on engloutit rapidement le repas... Ca va mieux. On tombe tous d'accord pour "shunter" la dernière partie de l'itinéraire, pas de montagne de Saint Cyr, donc... On prend la route qui descend dans les gorges de la Méouge en mode super tranquillou... Une pause dans les gorges... Il y a quand même beaucoup de monde, le retour à la civilisation est un peu brutal à mon gout. L'eau est glaciale, je ne suis pas frileux, mais là c'est non, pas de bain pour moi. Thibaut, lui, se lâche et fait un gros plouf, il en profite pour tester sa gopro sous l'eau (voir le résultat sur la vidéo). 


Le cimetière de la chapelle des Pénitents au dessus de Barret sur Meouge

Les gorges de la Méouge


On repart et après 5 minutes de descente sur la route, on arrive à Chateauneuf-du-Chabre. On galère un peu pour trouver le gîte ou on doit dormir ce soir. Finalement on y arrive, et c'est juste à côté du bistrot du village !! Top class. C'est la fin du parcours et on arrose ça avec moult bières et pastis. Le patron du gîte et sa femme arrivent en moto. Ils sont super sympas et on passera vraiment une bonne soirée avec eux, à discuter et à manger copieusement (une daube provençale succulente). C'est vraiment un 'bel' endroit qui respire la convivialité, et je vous le recommande vivement... Le gite de Beaume Rousse tenu par Paul Boyer et son épouse. Des gens vraiment attachant, pleins d'anecdotes. On se couche tard après avoir fini le cubi de rouge et goûté la gnôle de poire.... Le lendemain on se lève plus tard que les autres matins et c'est tant mieux. Le train que l'on doit prendre pour retourner à Die, part de la gare de Laragne-Montéglin vers 10h30. Ambiance Tour de France pour y aller par la route... Gros vent de face et on se prend la roue... Arrivés à Laragne, on retombe sur nos 4 "collègues" vététistes, qui eux aussi, terminent leurs parcours à Laragne. On passera un bon moment sur le quai de la gare, en attendant le train, à se raconter nos "exploits". Eux aussi on zappé la dernière partie... On se sent moins seuls. On échange aussi sur la meilleur façon de s'équiper pour un tel voyage... Un "gros" sac à dos ? Un petit sac à dos et un porte bagage ? Il n'y a pas de recette miracle... On tombe d'accord pour se dire qu'il faut être le plus léger possible et de ne pas s'encombrer de superflu.... Mais ce n'est pas facile à faire quand on prépare son sac, à moins d'avoir une grosse expérience de ce genre de périple. Le retour en train est un peu épique... Il s'agit de TER normaux ou rien n'est prévu pour les vélos. Et en ce grand week-end de l'ascension, pas mal de monde à e la même idée et il y a pleins de vélos sur le quai... Finalement tout le monde arrivera à se trouver une place. Un premier changement ou on se retrouve dans un 2eme TER encore plus bondé que le premier.... En une heure trente de train on fait en sens inverse les quatre jours de VTT... C'est pas le même rythme, c'est sur. Le vélo est vraiment un chouette moyen de découvrir de nouveaux paysages, cela permet de parcourir de bonnes distances en pouvant toutefois bien profiter des paysages rencontrés...


La vidéo de la dernière journée

Commentaires

  1. Bravo ! Belle aventure, bien racontée. Pas mal d'humour et une série de vidéos bien maitrisées: prises de vues, montage , musique , raccord image musique. Et quel talent sur le vélo ! Chapeau les gars.

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  2. Ouais, beau résumé. Normal, un Annecien !
    on le fera fin sept, en 3 jours, en mode bourgeois avec les affaires dans un camion suiveur ! mais etapes plutot 60-70 et 2500 D+ ....

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    1. Bonne "ballade", si ce n'est pas déjà fait. N'oubliez quand même pas de profiter des paysages....

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  3. Salut, super boulot de restitution.
    On part pour le même tracé en groupe de 6 (ARVERNEVTT du puy de dôme) sauf que l'on part de Grenoble. Nous avons également choisit le logis dans les gîtes et portage sac à dos. Je suis impressionné par les sacs et le porte bagage, ça a dû être délicat dans certains passages.
    Bref, merci cela nous donne un aperçu de ce qui nous attends, départ samedi 23/05/2015

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