mercredi 20 août 2025

BikePacking : Premier "pas"


Après quelques (dizaines d') années à rouler en VTT puis en eVTT, je me suis tourné récemment vers le vélo de route. Je conserve bien sur mon Moustache RACE 8 à piles, pour son côté fun et pour le plaisir d'aller rouler dans les chemins et les descentes "à fond les ballons". Mais après ma eGTMC du mois d'Aout 2018, je suis de plus en plus attiré par le voyage à vélo et le camping en pleine nature. Je n'ai malheureusement plus la condition physique pour rouler avec un VTT sec chargé de tout ce qu'il faut pour passer plusieurs jours dans la pampa. Aussi, depuis que je roule en vélo "de route", je constate que bien que cela soit dur physiquement, il est quand même "plus facile" de rouler sur la route que de remonter les chemins en VTT.


J'ai investi dans un vélo de route, mais je voulais conserver la possibilité d'aller, de temps en temps sur les petits chemins et sur les pistes. J'ai craqué pour un Genesis Croix de Fer, j'adore son look à l'ancienne en acier et la couleur flash du CDF 30, m'a tout de suite fait de l’œil dans le magasin. Renseignement pris, il s'agit d'un vélo tourné vers les grands horizons, confortable et solide, avec des "gros" pneus pour aller faire du hors piste.

Mes premiers tours de roue furent lamentables.

Je l'ai d'abord utilisé en mode vélo taf. J'ai la chance de travailler à moins de deux kilomètres de ma maison. A l'aller, c'est en légère descente, mais le retour monte un peu et il y a une petite bosse au dessus de la ligne Sncf. J'ai cru que j'allais poser le pied tellement je n'arrivai pas à monter. Pas d'assistance à pile comme sur le Moustache et une cassette en 11-28 à l'arrière, autant dire que mes cuissots de poulet étaient en limite de rupture. 
J'ai farfouillé sur le net et investi dans une cassette 11-34 et j'ai aussi changé le petit plateau pour passer ainsi en 51-34. Ca allait mieux, en moulinant, comme au temps du VTT, j'ai réussi à monter ma côte au retour...

J'ai un peu hésité à me lancer dans de longues montées. Mais je voulais partir quelques jours, j'ai donc pensé à partir sur la Via-Rhona entre Valence et la Méditerranée... Gros défit Alpin.... 300km à parcourir pour 300 mètres de dénivelé....

Mon premier "100 km dans la journée" !

On est parti le weekend de Ascension sur 4 jours, avec mon beau frère et le tonton de ma femme. J'ai du "lâcher un peu de lest" à mes compagnons de voyage, qui ne voulait pas partir en mode tente. On s'est quand même régalé et bien marré. Et je me suis rendu compte que faire 100 km en une journée, c'est possible avec un peu de volonté, un bon cuissard et surtout pas trop de dénivelé, dans un primer temps.

Au retour je me suis lancé de petit défi sur les petites routes autour de chez moi. J'étais content de pouvoir rouler 40km et de gravir 500 m de d+ !!!

En parallèle, je me suis équipé en sacoches de tout genre, mais dans le registre bike packing.

J'ai investi dans du matériel de camping en restant dans les limites du raisonnable et du financièrement abordable, car dans cette discipline, chacun sait que moins ça pèse sur la balance et plus ça pèse dans le porte monnaie.

Je propose ici ma liste de matériel. Je ne fais pas dans l'ultra léger, ma limite de confort est celle d'un débutant qui n'a pas encore franchi toutes les étapes de l'allègement sacerdotal.

Evidemment, je suis bien conscient de n'avoir que peu de recul et pas beaucoup d'expérience, donc cette liste est à rendre avec des pincettes...

Le vélo


Je l'ai expliqué plus haut, je roule sur un Génesis Croix de Fer 30 (modèle 2018). J'ai fait taire ma "haine ancestrale" de l'anglais :o)), quand je l'ai vu dans le magasin. Un achat de plus ou je n'ai pas trop pesé le contre et le pour, mais ou j'ai laissé parlé mes pulsions.... J'ai fait trois tours du magasin à plat avant de dire que je le prenais.
Au niveau transmission, j'ai changé cassette, dérailleur et petit plateau (Shimano 105).
J'ai également monté une paire de pédales auto (des CrankBrothers Egg Beater). Mais j'ai vite remplacé ces pédales, qui obligent à rouler avec des cales, par des pédales mixtes Shimano PD-EH500 qui me conviennent mieux, puisqu'elles permettent de rouler aussi avec de simples baskets voir des sandales.
Ce n'est pas un vélo hyper sportif, il est "lourd" et en acier. Mais il est solide et "confortable". L’équipement étant au niveau "middle class". Transmission Shimano 105 et freins à disque hydraulique Shimano (rien à voir avec les Magura montés sur mon Moustache :o))
Roues maison en 700; Pneus "Clément" légèrement cranté (Une seule crevaison à ce jour, et encore c'est en faisant une halte devant un emplacement de tri sélectif, mauvaise idée !!)
Il me reste à trouver une selle "confortable" (vaste sujet... Peut être une Brooks voir une Berthoud en cuir pour pouvoir rouler "cul nul"), et une potence plus courte et plus relevée pour un peu plus de confort sur les "longues distances".
Et peut être aussi des roues et des pneus tubeless (comme sur mon vtt, et c'est vraiment un plus).

En mode voyage léger



Ma liste de qu'est-ce-que j'amène avec moi et sur moi...

J'adore farfouiller sur internet, pour dénicher les accessoires, voici ma liste de matériel actuelle, qui évoluera très certainement des que j'aurai plus d'expérience et plus de kilomètres de roulage.



Je suis un utilisateur de longue date des GPS Garmin. J'ai eu un Edge 305, un 705 puis un 1000 et enfin le 1030. 
Petit à petit, l'interface des Garmin est devenue plus accessible et plus sympa à utiliser, même si elle reste compliqué à appréhender. Et pour ma part je trouve que l'aide que l'on trouve sur le site de garmin est franchement légère..... 
Le 1030 brille par ses fonctionnalités (Soyons honnête peut-être un peu trop pour mon usage), sa connectivité, son autonomie (On doit pouvoir rouler trois jours sans le recharger).
Par contre, il pêche, à mon avis, par une cartographie pas aussi bien que celle de l'IGN, par la taille de l'écran toujours trop petit pour un vieux grigou à lunette comme moi et aussi par son prix élevé, mais là, tout est relatif.
 

2-Cables USB B (Avec La petite attache rouge pour ne pas faire des paquets de nœuds dans le sac)

Un peu lourde (390 grammes), mais une super capacité de recharge. Je n'ai pas encore pu juger de son autonomie maximum.

4-Enceinte Bluetooth JBL
Moi qui ai du mal à me passer de musique, j'ai regretté lors de ma première expérience de camping en solo, de ne pas avoir pris avec moi une petite enceinte. Le son qui sort de mon téléphone est vraiment tout pourri... Donc la prochaine fois, je l'emmène (Environ 150 grammes).
Edit 12/10/2020 : J'ai récemment opté pour la "nouvelle" version (JBL2) de ce modèle, noire et étanche. Par contre l'inconvénient de cette nouvelle version, c'est que l'on ne peut plus passer une cordelette pour faire dragonne et donc on ne peut plus la sécuriser si on veut écouter de la musique en roulant ou l'accrocher dans la tente.

5-Lampe LED à brancher sur la batterie
Pour éclairer dans la tente ou en extérieur : Avec, on y voit comme en plein jour. Bon, l'inconvénient, c'est évidemment que cela vide la batterie à vitesse grand V. 




6-Casque audio filaire (remplacer par des Jabra Elite 3 Bluetooth puisque mon dernier téléphone n'a plus de prise mini jack)
Pour s'endormir en se coupant des bruits parfois "inquiétants" de la forêt.

7-Chargeur USB (2 entrées). Il y a toute sorte de modèle avec différents ampérages. Il faut juste en trouver un qui est assez léger. 

8-Cable USB C (pour le smartphone) Longueur 1,50 M. Un long câble c'est un peu plus lourd, mais c'est quand même bien pratique.

Légère sur la tête (35 grammes) et puissante... Que demander de plus ? Un peu plus d'autonomie peut-être ?



9Bis-(Non présent sur la photo) Un casque audio Bluetooth (Back Beat FIT de Pantronics) pour rouler en musique, lors de "coup de mou'' ou de période "euphorique". Attention, toutefois, les casques bluetooth de sport et en particulier le Back Beat, manque sérieusement "de pêche/volume", et quand il s'agit de rouler en vélo , ou le vent est toujours présent dans les oreilles il vaut mieux ne pas rouler trop vite si on souhaite entendre la musique.

10-Le tout emballé dans un sac Exped Fold DryBag XS (15 grammes)
Le gros défaut de ce genre de sac est qu'il reste toujours un peu d'air à l'intérieur, mais c'est le prix de l'étanchéité, me semble t'il.

Tout ce petit monde mis sur la balance, on est à 900 grammes. On pourrait gagner quelques grammes, mais là le confort prime sur le poids.






1,2,4,6-Set de cuisson Optimus "crux lite solo"
3-Pare vent emboîtable
Même si il est bien pratique car il s’emboîte dans le haut de la bouteille de gaz, ce pare vent est à 90 grammes. J'ai donc "investi", dans un pare vent en alu renforcé..
5-Allume gaz piézo-électrique (un bon vieux briquet Bic c'est aussi bien et ca sert à allumer le feu)
7-Tasse "pliable" (A ne replier qu'une fois le café terminé !)
8-Fourchette (une cuillère est un choix bien plus judicieux et moins perforant !)
9-Un p'tit morceau de chiffon pour nettoyer...
(10)Un petit briquet bic

Tout ça emballé dans un sac Sea To Summit "Lightweight" (2L), on arrive à 860 grammes.

Pour transporter de la flotte, en plus du bidon sur le cadre, une poche à eau hydrapack, souple de deux litres.


La prochaine fois que je pars, je prendrai aussi un filtre à eau Katadyn BeFree de 0.6 L

Il faut aussi ajouter à cette liste 3 accessoires "de confort" :

Un couteau Laguiole. Il y a certainement bien plus léger, mais j'aime trop sentir l'odeur poivrée du manche en bois de genévrier. En plus, la croix sur le manche, qui est sensé protéger les bergers et leurs troupeaux des attaques du loups, conjure les mauvais sorts et les crevaisons !


Une flasque contenant en général quelques CentiDécilitres de Chartreuse Verte (Merci les moines)

La fiole à Chartreuse.. Indispensable pour les longues nuits.

Un mini tire bouchon (12 gr. !!)  en cas de rencontre fortuite avec une bouteille de rouge (ou autre couleur)...  Et même si je ne m'en suis encore jamais servi, c'est un bel objet !



Le tire bouchon le plus léger du monde !!! (12gr)


Une petite chartreuse verte en faisant une pause contemplative

Un p'tit café au réveil, en regardant le soleil se lever






Je cherchais une tente 3 saisons. Et même si cela est plus contraignant en termes de poids et de volume à transporter, je n'ai pas encore suffisamment de recul pour me lancer à dormir en pleine nature dans un bivy ou sous un simple tarp. J'aime bien le cocon de la tente.
Après avoir regardé à droite et à gauche mon choix s'est arrêté sur ce modèle qui me va fort bien au niveau poids, place/confort et surtout qui n'était pas trop cher. 
Il s'agit d'une NatureHike Cloud UP 2P. 125 euros sur le site d'Alibaba (pas bien !)... 1,8 Kg avec tous les morceaux.
J'ai pris une deux places, mais je défie quiconque de dormir à deux dans cette espace, ou alors avec sa copine ou son copain en mode rangé l'un sur l'autre....

Je n'ai pas encore beaucoup de recul sur sa résistance à la pluie, et si ca pouvait durer ca serait bien !


L'ensemble se compose de 4 sacs :

En haut, le tapis de sol : 200x120cm Poids: 230gr.

Le sac du milieu, contient la tente et le double toit : En le comprimant avec des sangles velcro on obtient un boudin de 45cm de long et d'une grosse dizaine de centimètres de diamètre, pour un poids d'un kilo.


Le troisième sac contient les "piquets", pour un poids de  450gr. environ.
Le dernier petit sac contient 11 sardines en alu et les "haubans" permettant de tendre le double toit.



Le montage est facile et rapide.

C'est une tente "autoportante" donc finalement pas besoin de sardines quand on veut l'installer dans un coin à l'abri du vent...

La fabrication est bien réalisée et bien finie.

A l'intérieur, on dispose d'une bonne hauteur sous plafond, me permettant de tenir assis sans problème (je mesure 180cm).

Je n'ai pas encore de recul sur un usage intensif, ni sur sa durée dans le temps.

Les 4 sacs sont facilement "dispatchés" dans les sacoches du vélo (voir plus bas).

Bref, il y a certainement plus léger, mais c'est (beaucoup) plus cher...




Couchage

Un sac de couchage compressible "Pajak Core Switch" : C'est un sac "deux saisons", avec une température de confort de 15° . Il pèse 570 gr et une fois dans son sac de compression, il ne prend pas trop de place..



Le sac dans son sac de compression







Le matelas gonflable : "Nemo Tensor Insulated 20R"












Fringues



A la bouffe, bon dieu !


Bon, c'est sur, ça ne vaut pas un "vrai Alligot maison", mais quand on a besoin de refaire le plein d'énergie, ça le fait et il y a plein de saveurs.... Miam !

Le bémol.... Les sacs prennent de la place. Certains randonneurs ouvre le sac et déverse son contenu dans un zip-loc.... A méditer et à tenter en ce qui me concerne.

Cocorico ! C'est "Made in France"




Les barres énergétiques, c'est aussi un vaste débat. Certains aiment, d'autres pas.
On peut varier les plaisirs et prendre aussi des fruits secs (Bananes, Abricots.) 

Les barres de COOK N' RUN, sont vraiment bonnes. Avec des saveurs surprenantes et prenantes.

En plus c'est Français, bio et artisanal. 


mercredi 30 août 2023

VTTAE - GT Ardèche 2023 - Etape 4 - La Croix de Bauzon - Les Vans

Dans cette quatrième étape, on va quitter, petit à petit, la froide et austère Ardèche du nord pour la plus chaleureuse Ardèche du sud...

On quitte la station de la Croix de Bauzon, toujours aussi désertifiée, par une large piste bien roulante, idéale pour se mettre en jambe. Au col de Meyrand on quitte la trace officielle de la GTA, pour prendre la route jusqu'au village de Loubaresse. On aurait bien bu un café, mais rien d'ouvert... Tant pis ! 


On reprend la route par une succession de piste et de chemins bien sympa, avec des vues trop top.




On fait un stop café à la ferme auberge de la Bombine, un endroit qui nous apparait fort accueillant.
Il est malheureusement trop tôt pour manger. On reprends donc le chemin en se disant qu'il faudra revenir....


Encore une succession de chemins qui montent et descendent, pour arriver à l'auberge de Peyre.
On se fait un repas pantagruélique, avec pâté maison, omelette aux champignons et autres, le tout arrosé de vin rouge ! Bref on passe un bon moment. La reprise est un peu compliquée, car il fait bon chaud...



S'en suit donc une bonne sieste sous les arbres, histoire de digérer un tantinet.


Sieste comateuse après (un trop) bon repas






Tiens, des oursins d'Ardèche...












Apres une longue session de pédalage et une descente un peu acrobatique, on continue par un cheminement sur une large piste. les premières châtaignes font leur apparition. 
On arrive finalement à les Vans et le contraste est saisissant par rapport aux étapes précédentes. la ville est animée et il fait une douce chaleur estivale. 








mardi 29 août 2023

VTTAE - GT Ardèche 2023 - Etape 3 - Sainte Eulalie - La Croix de Bauzon

Apres l'étape pour le moins humide d'hier, on espère un temps un peu plus clément aujourd'hui. Hier soir j'ai raccourci l'étape du jour en empruntant la route pour monter à la station de la Croix de Bauzon. Le tracé initial était un peu ambitieux, et si ca aurait pu passer en eBike, ca aurait fait beaucoup trop pour Ludo, même avec ces gros mollets. En plus un léger doute subsiste sur ce que l'on pourra manger ce soir, car il n'y a rien là ou on va dormir.

En se levant, on se rue dehors pour voir le temps qu'il fait. Il y a des nuages mais aussi du ciel bleu et du vent. Ca à l'air bien plus engageant qu'hier, ouf. On se prends un bon petit déjeuner à l'hôtel, ou l'on discute un bon moment avec les patrons, qui nous expliquent qu'ils souhaitent prendre leur retraite mais qu'ils ne trouvent pas de repreneur. La vie  a l'air quand même bien rude dans la partie nord de l'Ardèche, ou la saison estivale semble se clôturer au 15 Aout.

On se motive et on s'équipe pour repartir. Les fringues sont quasiment sèchent, ouf. Une bonne séance de nettoyage, entretien des vélos après la pluie d'hier est nécessaire. Mets de l'huile petit homme !

Départ en descente, Le soleil va être de la partie mais aussi une bonne brise qui décoiffe. Premier chemin en montée dans un raidard qui passe en vélo électrique, Ludo monte en mi-poussant / mi-roulant, il vaut mieux garder des forces pour cette longue étape. Les chemins sont plaisants pas trop dur et pas trop pierreux tant mieux.




On se pèle !!







Salut les blondasses !

Ardéchois, Coeurs vaillants !



Apres une courte, mais top descente, on arrive à Saint Cirgue en Montagne. Vu l'heure, on se dit qu'il serait bien de casser une graine. Il y a un restaurant ouvert, mais la carte laisse présager beaucoup trop de calories pour nous. On se dirige vers le camping ou il y a une restauration plus légère, malheureusement le camping est fermé. On se pose sur une table à l'abri du vent et et on fini les restes d'hier et de ce matin à l'hôtel, ca ira bien, car on a encore pas mal de route, même avec une étape allégée. A la sortie du village une longue montée avec des S sur une piste maltraitée par les bucherons et donc encombrées de branches qui ne simplifient pas la progression. Une nouvelle descente et on arrive au village de Mazan l'Abbaye. C'est magnifique, avec toutes ces grandes rayures en or sur les bâtiments. Apres la séance tourisme photo, on repart. Une courte mais éprouvante montée à la sortie du village, infranchissable à vélo à mon avis, même avec l'assistance à donf. On pousse les vélos en maudissant les traceurs de la GTA.... 😆

Mazan







Les chemins continent d'être sympa à rouler, tant mieux. L'objectif intermédiaire est maintenant d'arriver au col de de La Chavade, ou l'hotellière de Saint Eulalie, nous a expliqué que nous pourrions trouver de la bière et des provisions pour se faire le repas du soir, vu que tout sera fermé à la station de ski de la Croix de Bauzon, ou nous allons dormir ce soir. En arrivant au col, le bar que l'on visait est  fermé, grosse désillusion. On reste un moment à ronchonner sur le Nord Ardèche qui n'est pas très accueillant, avant d'ouvrir les yeux pour comprendre qu'il y a un bistrot épicerie à 50 mètres dans l'autre sens ! Ouf ! Sauvés. Une bonne grosse bière, plus ce qu'il faut pour reprendre des forces ce soir : Pain, Saucisson et fromages (et encore des bières). Je suis toutefois un peu refroidi, quand l'épicière nous explique qu'il faut encore plus d'heure pour rejoindre la station, et ce, même par la route.... 





Effectivement, la fin du parcours n'en fini pas, même si la lumière de foin de journée est magnifique sur la lande et les bruyères. La dernière montée est éprouvante et je bénis l'assistance. Je triche en ouvrant les gazs à fond et en grillant les dernières barres de la batterie en mode Turbo. Le pauvre Ludo en "chie ca race", mais arrive pas longtemps derrière en serrant les dents.

En arrivant à la station (on est quand même pas dans les Trois Vallées), il n'y a personne et tout est fermé. Heureusement, il y a deux artisans entrain de faire des travaux. Ils nous expliquent ou est l'endroit ou l'on doit dormir, car je n'arrive pas à joindre la responsable du gîte. Finalement, elle me rappelle et me laisse les consignes au téléphone. On se retrouve dans un grand bâtiment tout vide, l'ambiance est un peu lugubre, genre le film Shinning, mais après une bonne douche (et quelques bières) tout va mieux.
Et on passe une bonne soirée à refaire le monde. Des fonds publics pour maintenir en vie cette station qui est vouée à disparaitre rapidement vu le peu d'enneigement.... Quelle bizarrerie.

Sur cette haute considération "éthylico-saucissonesque", je m'endors en regardant le parcours du lendemain.

Sélection du message

BikePacking : Premier "pas"

Après quelques (dizaines d') années à rouler en VTT puis en eVTT, je me suis tourné récemment vers le vélo de route. Je conserve bie...

Articles les plus consultés