lundi 5 octobre 2015

eBike : La Faucille et le Marteau

La vue depuis le chalet de la Vésancière. Au fond à droite, la Montagne de la Dôle

Lors de notre "Traversée du Jura" en 2011 avec l'ami Thibaut, nous avions terminé notre "périple" par une dernière étape de la station des Rousses jusqu'à Gex et une magnifique descente entre la montagne de La Dôle et Vesancy. Un super souvenir,  une descente longue et variée, traversant des alpages puis de la forêt, tout en single sympa avec quelques passages un peu chaud, mais rien de trop engagé. En sirotant quelques bières à Gex, au terminus de notre aventure, nous nous étions dit qu'il faudrait revenir refaire cette belle descente.

L'itinéraire : Départ de Vésancy (dans le sens horaire)
Etant en vacances en ce début du mois d'Octobre, je profite des derniers jours de beau temps, pour me lancer dans cette rando. Il y a un beau rayon de soleil ce matin et je me décide d'en profiter avant que l'on ne repasse en mode Hiver. Le temps de rassembler mes affaires puis d'accrocher le vélo sur la voiture et me voila parti pour Vesancy. Il fait beau pour l'instant, mais les prévisions pour la journée ne sont pas enthousiasmantes... Effectivement, en arrivant sur place, le temps s'est couvert et il fait bien gris. C'est dommage car je n'aurai pas la vue sur le massif du Mont Blanc, toujours majestueuse depuis le col de la Faucille. L'itinéraire commence par un peu de petite route, puis rapidement je roule sur une bonne piste. En prévision de cette longue montée (environ 1000 d+), je roule en mode "ECO" de l'assistance. Un petit single part sur la gauche, bien sympa pendant 10 minutes, puis on retombe sur la piste. Un peu plus haut, la trace quitte la piste pour emprunter un ancien chemin de débardage que la nature est en train de refermer petit à petit. Bien sympa par endroit mais à d'autres, c'est bien raide et bien boueux. Même en mode "Turbo", ça passe mal, toujours à cause d'un manque de technique. Je me résous à pousser-rouler... Heureusement, ce n'est pas trop long et j'arrive dans l'alpage puis à la ferme de la Vesancière. Le paysage est magnifique, avec les couleurs de l'automne. La Montagne de la Dôle n'est pas bien loin et émerge de la mer de nuages un peu en dessous.






La montagne de la Dôle


La piste qui monte
Dommage qu'il pleuviote. Manifestement, je ne vais pas couper de me prendre une bonne rincée. J'hésite un instant à faire demi-tour, mais tout redescendre par la piste, non merci. Je préfère continuer. La suite, jusqu'à la maison forestière de La Croix de Puthod est un peu moins intéressante, malheureusement, Une vilaine pistasse détruite par les bûcherons et maxi bouillasseuse... Puis un bout de goudron... Bof-Bof... J'aurai du mieux regarder l'itinéraire. Il commence à bien flotter. Un petit bout de chemin tout pourri avant la "Petite Grand" (saccagé par les vaches) que j'aurai pu éviter si j'avais mieux regardé le GPS. Il vaut mieux rester sur la piste qui part à droite jusqu'au parking de la Combe Blanche puis récupérer la descente à gauche. Là, vraiment ça flotte bien. Je fais une première pose sous les arbres pour passer ma veste de pluie "Vaude" achetée tout récemment. C'est vraiment une bonne veste, super légère et tout à fait étanche.. On est bien loin du Kway de Dany Boone... C'est parti pour la descente qui est restée comme dans mon mon souvenir, variée, toute en single et vraiment plaisante. Malheureusement, la pluie battante gâche la fête, ça glisse un max sur les pierres et dans la terre. Il y a quand même bien de la pente et je ne suis pas à la fête. Je m'arrête une deuxième fois pour m'abriter sous l’auvent de la Baraque d'Yvonne (ou plutôt de Divonne ;o) J'enfile mon nouveau pantalon Mavic. Comme la veste, super léger et parfaitement étanche. Top bien. La descente continue et commence à être plus facile. De longue portion de droite dans un goulet terreux, mais qui est resté à peu prés sec, c'est le top... Il pleut à saut et je n'arrive plus à lire le GPS. mes lorgnons sont couverts de buée et je suis obligé de les enlever pour y voir quelque chose. J'arrive en bas de la descente. Sans mes lunettes, j'ai du mal à lire le GPS qui est trempé complet.... Je me souviens que nous avions du remonter à droite lors de notre passage en 2011. En jetant un coup d'oeil sur l'assistance, je m’aperçois qu'il ne reste plus qu'une barre clignotante, je fais finir sans batterie c'est sur, car Vesancy est encore à quelques kilomètres. Ça ne monte pas longtemps heureusement, car l'assistance s'arrête net. Heureusement, je bifurque sur une piste qui descend. Ensuite me voici à pédaler sur la route qui monte gentiment, j'en bave un peu, car il y a du poids à monter (et c'est pas seulement le vélo !)
Au bout d'un petit quart d'heure me voila de retour à mon point de départ. Après une séance de strip-tease dans la voiture pour changer mon short qui est bien trempé, (j'apprends que mettre les vetements de pluie avant d'être mouillé c'est bien :o), je traverse les bouchons de Genêve et la douane et me voici de retour à la maison.

La Vesancière

Haibike au repos


"Cors" des Alpes... (Faut souffler fort)

Couleurs d'Automne sur le petit bout de route qui mène en haut de la montée

Conclusion sur le parcours

La trace vient du site d'utagawa (elle est la, il y en a une autre avec une variante à la montée ici).
La première trace est donnée pour 25 km et 1000 d+, c'est pas du facile.... (même en vélo électrique)
Si la descente est vraiment magnifique, quelques améliorations devraient être apportées sur la trace, je pense : 


Eviter la route entre La Croix de Puthod et le départ de la descente à la Petite Grand, voir si il est possible d'emprunter la piste vers la flèche bleue

Sur l'itinéraire originale, au bout de la route forestière, ne pas prendre le petit chemin qui monte raide et qui a été bousillé par les vaches (cote 1390 sur la carte) , rester sur la piste et rejoindre le parking.

Je suis monté en utilisant le premier parcours, je ne sais pas comment est la montée sur la deuxième trace


Conclusions sur le VTT AE



Autonomie

Ça devait m'arriver, je suis tombé en panne sèche de batterie et j'ai du pédaler sur la route au retour. Rien de bien grave, mais ce n'est pas très agréable, surtout sous la pluie.  Pourtant je suis monté à 75% en mode ECO. Mais en voulant rester sur le vélo à la fin dans les parties bien raides, je me suis mis en mode TURBO.... Le terrain était bien gras et glissant. Mon GPS a enregistré 26 km et 1026 d+ (je pèse un petit quintal). Cela fait moins que ma sortie au Salève ou j'avais parcouru 35 km et 1100 d+. Cela montre qu'en matière d'autonomie rien n'est simple et cela prouve que la batterie se vide plus vite quand les montées sont plus raides, ce qui d'ailleurs bien logique : Plus on appui sur les pédales, plus l'assistance fait son boulot.
Pour moi la conclusion est simple : J'ai commandé une deuxième batterie sur un site allemand que je mettrais dans mon sac à dos si je pars pour une "longue" rando. Je ne monte pas comme un bourrin, mais je n'ai pas envie de tout faire en mode ECO en devant restreindre l'utilisation de l'assistance,
Je vais aussi modifier les pignons de la cassette pour passer le grand pignon de 36 à 40 voir 42 dents.

Pédales plates "Shimano Saint"

Pas de problème d''appui ou de glissage de pied sur les Saint, ni en montée, ni en descente et cela même avec les conditions vraiment humides que j'ai rencontré. Par contre, plusieurs fois, j'ai tapé avec les pédales sur les rochers, ce qui ne m'arrivaient pas avec les pédales auto. Les "Saint" sont vraiment larges et je pense que c'est là le problème. Rien de bien grave toutefois.

jeudi 1 octobre 2015

eBike : La montagne de Lachat en deux épisodes

Vue depuis le sommet de la Montagne de Lachat
Et une de moins : Une rando qui me trottait dans la tête depuis un moment et que j'ai enfin faite en m'y reprenant à deux fois : La Montagne de Lachat. Pour situer le débat, on est au nord d'Annecy, entre le massif des Bornes et celui des Aravis, à deux pas du Parmelan et du plateau des Glières ("Vivre libre ou mourir"). La Montagne de Lachat se situe "entre" Dingy Saint Clair et Naves Parmelan. Elle culmine à la vertigineuse altitude de 1281 mètres, pas de quoi casser trois pattes à un canard... Mais voila c'est un des "sommets" que je peux voir depuis mon balcon et qui me "niargue" quand je bois ma bière (ce qui arrive bien souvent). Cette crête est souvent emprunté par des randos VTT (en particulier celle de la Trans-Fieres-Fillieres) et aussi par le Trail des Glaisins.













Première tentative


La première trace dans Sity-Trail
Etant en vacances et ayant récupéré ma clavicule vilainement fracturée en trois morceaux au début Juillet, (suite à une mauvaise chute avec mon nouveau destrier électrique), je me lance dans une rando en partie déjà faite sous le Parmelan. Etant d'un naturel un tantinet optimiste sur les capacités du Haibike (je n'ai plus trop d'illusion sur les miennes), je rajoute un morceau de trace pour enchaîner depuis le chalet Chapuis, la Montagne de Lachat et la belle descente vers le pont de Dingy.

Sophie, qui elle travaille la pauvre, me dépose un peu après Villaz avec tout mon barda. En descendant de la voiture, je pose le pied dans une magnifique bouse bien fraîche... Une fois équipé, feu en direction du chalet de l'Anglettaz. Un petit morceau de piste puis une petite route gravie rapidement grâce à l'assistance électrique. Je me cantonne au mode "ECO" bien suffisant sur ce genre de piste pas trop raide.







Une première pause photo et je bifurque vers les chalets des Chappeys. Une vilaine piste bien raide et toute caillouteuse, mais l'assistance est là et je monte jusqu'au Chalet sans problème (lors de mon premier passage avec mon vtt sec, j'avais poussé intégralement). Bizarrement un véhicule de pompier est stationné devant le chalet, je me demande comment il a pu arrivé là, vu l'état de la piste. Une première gourance d'itinéraire. Au chalet il faut prendre le chemin du haut qui mène directement au Petit Montoir, et pas celui du bas qui lui ne mène à rien, sauf à une vilaine sente toute raide et terreuse impossible à emprunter avec un vélo de plus de 20 kilos.... Donc demi-tour pour reprende le bon chemin. J'ai droit aux meuglements des vaches que je dérange une deuxième fois..... Arrivé sous le Parmelan, on passe en mode descente, le début est à peu près roulant mais vite le sentier s’encombre de vilaines pavasses et de racines que je n'arrive pas à passer... Je me "chie" dessus et le souvenir de ma récente gamelle me bloque. Tant pis je descends tranquillou en poussant et en roulottant, je ne veux surtout pas me refaire de bobo. L'arrivée au chalet Chappuis est toujours aussi chouette, pas grand monde à part les machines à reblochon qui font la sieste en ce début d’après midi. Je mitraille et observe la Montagne de Lachat juste en face... C'est quand même bien raide.... On verra.

Depuis le Chalet Chappuis

Depuis le Chalet Chappuis

Chalet Chappuis : Machines à Reblochon au repos






Je repars en direction du Col du Barman (qui se prononce à la française et n'a rien à voir avec un quelconque bistrot).Ça regrimpe sec ensuite tout droit dans un grand alpage. L'assistance ronronne et j'arrive sans trop d'encombre à la lisière de la forêt. Là, ça se complique, c'est méga raide, tout étroit et pas vraiment roulant même avec un VTT d'assisté. Je pousse en ronchonnant pendant 5 minutes. Même l'aide "à pied" de l'assistance n'y arrive plus... Je croise un trailleur qui descend et me lance en rigolant que tout doit passer sur le vélo.... Je fais une pause de 5 minutes puis je me décide à faire demi-tour : Je ne sais pas trop combien de temps va encore durer la montée et j'ai promis à Sophie d'être prudent... Je redescends donc au col du Barman et après quelques hésitations je bascule du côté de Villaz vers la Pierre des Trois Croix. Le début est sympa, mais vite je retombe sur une vilaine piste de débardage, bien raide, caillouteuse et sans grand intérêt. Puis, je retombe sur la route qui monte au parking de départ de la rando du Chalet Chappuis. Je redescend à fond par la route vers Villaz. Une petite pause au bar pour y siroter une petite binouze. Je me rappelle d'une fameuse soirée de Juillet 2000 ou nous y avions suivi la finale du championnat d'Europe de foot et le légendaire but en or de Trezeguet. Une soirée qui s'était fini avec 12 grammes sur un quad... Une autre époque....  Je suis toutefois bien déçu par mon parcours d'aujourd'hui et je me décide à repartir le lendemain sur un autre itinéraire pour arriver à faire cette descente.


Seconde tentative


En regardant les cartes, je me rappelle que, depuis Dingy, une piste monte en dessous du sommet en partant du lieu-dit "Les Tappes". Nous y étions passés en mode rando avec Sophie.
En haut de la piste qui part des Tappes. 
Je repars donc le lendemain après-midi. La piste est méga raide au début puis après juste bien raide. Heureusement avec l'assistance ça passe. J'arrive au point coté 1164 sur la carte IGN. J'avais prévu de redescendre direct, mais en fait j'ai envie de voir le "sommet" de cette montagne. Le sentier est d'abord roulant mais devient vite franchement "barbant". De la caillasse dans tous les sens c'est roulant sur 15 mètres puis poussant puis re-roulant, bref c'est une tantinet "exaspérant" avec un vélo impossible à porter. Je me décide à le poser sur le bord du chemin puis à finir à pied vers le sommet. Après une pause au sommet, ou la vue est sensationnelle sur Annecy,  je repars en sens inverse pour enfin encaper la descente tant attendue. Cette descente est vraiment géniale. Au début du single en forêt sur une pente douce, puis de bons virolos dans une pente qui se renforce. On arrive ensuite dans une pente bien raide, mais pas de caillasse et ça passe à peu près partout, sauf certains passages avec des épingles trop serrées pour moi, ou le chemin a été bousillé par le ravinement. On retombe sur une piste direction Verbin pour se remettre de ces émotions, puis dans une épingle un chemin redescend en mode direct vers le Pont de Dingy. Un passage avec des arbres qui se sont lâchement couchés sur le chemin dans un bon dévers est un peu délicat mais avant et après c'est du tout bon. Il y a même quelques tremplins de saut aménagés (que j'évite soigneusement suite à ma dernière cabriole).
On retombe sur la route du pont de Dingy. Voyant qu'il me reste de la batterie je décide de remonter au village pour aller me siroter une petite bière.. Gaspation !!! Le bistrot n'ouvre qu'a 16h30 et il est 16h00. Tant pis pour a bière, je passe l'assistance en mode "turbo" et je rentre à la maison par la route. En forçant un peu je roule à plus de trente de moyenne, c'est vraiment bizarre....
Bref, la deuxième fois a été la bonne, et je recommande cette descente (en période sèche) à tous les vététistes du coin qui ne l'ont pas encore faite (niveau V3+). Faut juste monter jusqu'au sommet....

Sympa l'espace pique-nique au sommet

La vue depuis le sommet : On distingue le lac d'Annecy côté Duingt

La vue depuis le sommet : On distingue le lac d'Annecy depuis la ville

MisterZou avec ces nouveaux lorgnons : Pousser un vélo électrique c'est fatiguant...

Passage en single au début de la descente

Couleur d'automne en bas de la descente

Les freins refroidissent

Conclusions sur le VTT AE "En mode montagne"

Ben.... C'est pas tout blanc, mais c'est pas tout noir non plus... Mais c'est quand même bien plus blanc que noir. Bref c'est génial, mais...

Les plus : 

L'assistance évidement. Personnellement je n'aurais pas entrepris une telle rando en vtt sec. Trop dur pour moi en ce moment. J'y aurais passé la journée, pour rentrer complètement fracassé... Donc de côté là c'est super positif.

Concernant l'équipement du Haibike Sduro RC :

Malgré ma crainte, les freins Shimano ont tenus bon jusqu'en bas de la descente. J'ai quand même changé les disques pour des modèles "Ice Tech". Le toucher n'est toujours pas ce que j'aime, mais au moins plus de crainte de surchauffe.

Le fourche et l'amortisseur sont "un peu limite" dans des descentes "difficiles" (pour moi). Bon c'est sur qu'il y a du poids à suspendre. Je vais travailler de ce côté là (le poids du pilote :o)) et on verra dans quelques temps ce que ca dis et si il faut monter une nouvelle fourche.

Les pédales plates : Je les avais monté en début de semaine (des Shimano Saint). J'en suis bien content, Elles tiennent les pieds comme il faut et je n'ai plus le stress de rester le pied coincé dans les cales. A re-tester en mode humide, mais pour l'instant je les conserve.

Pneus et chambres : Aucune crevaison à déplorer pendant ces deux journées, J'ai changé les pneus de base (Schwalbe Noby Nic) pour des pneus Hans Dampf plus "costaud" avec des chambres renforcées.

Les moins :

Il y a des limites à l'assistance. Dans les sentiers techniques et étroits ou il est difficile de rouler (avec mon niveau technique limité), devoir pousser un vélo de 23 kilos est vite épuisant. L'aide à la marche ne fonctionne pas tout le temps ou je n'ai pas bien compris comment ça marche.

Le mode "high" me déroute aussi. Je ne sens pas bien ce qu'il apporte. Je vais aller faire des tests sur des chemins connus, pour ressentir un peu plus ce qu'il apporte par rapport au mode "STD"

Manque d'ergonomie de la commande On/Off de l'assistance : le bouton devrait être ailleurs (pas sur le guidon) et non accessible en montée. Il m'est arrivé de couper l'assistance par inadvertance.


samedi 25 juillet 2015

eBike : Débridage de l'assistance Yamaha avec un Bikespeed RS

Préambule

Je me sers de temps en temps de mon vtt, un Haibike SDURO avec une assistance Yamaha), pour aller au boulot et l'essentiel du parcours se déroule sur le goudron, à mon grand désespoir. En même temps, quand on bosse dans l'informatique, il est rare d'avoir son bureau en plein milieu des bois (et c'est bien dommage)... Alors autant dans les chemins, la limitation de l'assistance n'est pas un problème, autant sur la route c'est un peu plus frustrant. On est obligé de rouler en dessous des 25 kilomètres heures ou de "zapper" constamment avec/sans assistance et c'est, à mon sens, carrément pénible (en même temps c'est bien l'objet de cette "bride" que de rouler "doucement").


En parcourant les différents forums et autres sites ou blogs consacrés au vtt ae ou au eBike, on s’aperçoit que cette limitation de l'assistance est un problème pour pas mal de vététistes "assistés" et on découvre aussi qu'il existe de nombreux systèmes de dé-débridage. Vous trouverez une liste ici, établie par Fandez du site Cyclurba.


Renseignement pris, j'ai donc opté pour un système" BikeSpeed-RS. Il a l'avantage d’être assez simple à mettre en place et de conserver l'affichage de la vitesse réelle sur la console (ce qui n'est pas forcément le cas de tous les systèmes disponibles). Son inconvénient est son prix : 149 euros ça commence à faire des sous.

Comment ça marche ?

Le niveau de l'assistance délivrée par le moteur est réglé par différents mécanismes (se reporter à cet article par exemple) et en particulier un capteur de vitesse, situé sur la roue arrière, qui envoie en permanence la vitesse du vélo au "cerveau" de l'assistance. La bride est donc un mécanisme électronique qui "blouze" le moteur en lui "faisant croire" que la vitesse est constamment inférieure à 25 km/h, mais en envoyant quand même, la vitesse réelle du vélo à la console.

Avertissements

Attention, si vous mettez en place une telle bride, c'est à vos risques et périls. Evidemment, la garantie constructeur est perdue. De plus, en cas de collision avec un piéton (ou un sanglier s'agissant de VTT), le tiers lésé pourrait se retourner contre vous si il était prouvé que vous aviez cette bride en place sur votre vélo. Donc, c'est à vous de voir.




Achat sur internet

Le Bikespeed-RS est disponible ici (et peut-être aussi ailleurs). C'est un site allemand, comme souvent s'agissant de eBike.
La commande est passée sans problème et le petit colis arrive dans les 3/4 jours.
Au déballage, une légère "perplexissification" me gagne. La notice est assez succincte. Le Bikespeed-RS se présente comme une grosse clé USB, avec 4 faisceaux de fils de toutes les couleurs.

Mise en place

La pose de cette bride est "assez simple" et bien expliquée sur le net.

Voir par exemple cette vidéo ou les photos prise par Meuh sur Cyclurba ou sur le sujet qui est consacré sur le forum de cyclurba)

Cela se passe en 5 étapes :

Enlever le cache plastique protégeant le moteur.
Dévisser 2 des trois vis tenant le moteur et le faire basculer.
Brancher le Bikespeed-rs.
Remonter l'ensemble.
Puis une cinquième, la plus agréable, sera d'aller tester l'ensemble (sur la route)

Dépose du cache en plastique protégeant le moteur

Dans un premier temps, il faut enlever le cache en plastique (gris ou  noir suivant les modèles), qui protège le moteur des projections de pierres et de la bouillasse.
Le cache est fixé par 6 vis. 2 longues à l'avant (fixées sur le cadre), 2 à l'arrière (fixées sur le cadre) et 2 sur le coté droit (fixées sur le moteur), bien planquées derrière les plateaux et pas simple d'accès. 
Toutefois, ces deux vis étant fixées sur le moteur, il n'est pas nécessaire de les enlever.
Afin d'éviter les contorsions, je conseille de retourne le vélo, en enlevant au préalable, la console et la batterie.
Avant de commencer, il faut faire attention à bien nettoyer l'accès aux différentes vis, car la bouillasse à tendance à s'incruster.
Attention ! J'ai réussi à casser une des deux longues vis qui tiennent le cache sur l'avant, sans conséquence heureusement car le cache tient bien avec une seule vis.

Faire basculer le moteur pour accéder aux fils

Puis il faut enlever deux des trois vis qui tiennent le moteur de l'assistance en place.
Attention, lorsque le moteur descend, il faut lefaire attention à le retenir, pour ne pas arracher les fils sortant du moteur. Certains mettent le vélo à l'envers posé sur le guidon et la selle pour éviter ce problème.




Branchements

De l'assistance, parte deux gros faisceaux de fils. Un premier monte vers la batterie, pour alimenter l'assistance. Un deuxième est divisé en trois.
Une première partie va vers le capteur de vitesse (3 fils : Vert - Bleu marine et bleu clair)
Une deuxième partie n'est pas exploité de base et permet d'alimenter un éclarage au guidon. (2 fils : Rose - Blanc)
Une troisième partie, part vers la commande au guidon puis la console lcd. (4 fils : Marron - Rouge - Orange - Noir)



Les fils sortant du moteur

Connexion du BikeSpeed-RS

Simplement, on va venir intercaler les 4 faisceaux sortant du BikeSpeed dans la connectique de l'assistance.
Dans un premier temps, on prends les faisceaux en trois fils qui iront se connecter entre l'assistance et le compteur de vitesse.
Dans un deuxième temps, on continue, en connectant les faisceaux de quatre fils entre eux.



Remontage

Il faut aller remettre les différents fils dans le tube supérieur du cadre.
Avant cela, profitez-en pour mettre un tour de scotch d'électricien, sur les différents faisceaux pour les isoler de l'humidité et prévenir des écrasements.
Attention à faire le remontage avec délicatesse, il ne faut surtout pas écraser les différents fils et encore moins les arracher en remettant le moteur en place.
Faire attention que les fils n’empêchent pas la première vis tenant le moteur de rentrer.
Remettre l'autre vis tenant le moteur et resserrez les trois vis.
Remettre le cache en place. Il faut de nouveau retourner le vélo.

Tester le montage du BikeSpeed-RS 

Une fois en place, quand on allume l'assistance, la jauge de chargement de la batterie défile dans un sens puis dans l'autre, témoignant du bon fonctionnement du dé-bridage.
Une séquence de touche sur la commande au guidon permet de désactiver le dé-bridage et donc de revenir en mode normal, mais personnellement je ne m'en suis jamais servi (Haut Bas Haut Bas en moins de 3 secondes)
Il ne reste plus qu'à mettre votre équipement et aller faire un tour sur la route.

C'est quand même sacrément plaisant de rouler à fond la caisse....

Edit 02/04/2017 : Il faut vraiment faire attention aux différents fils en remettant le moteur en place. J'ai vendu mon Haibike récemment et l'acquéreur a été confronté à un problème de ce genre. Après voir remonté le bikespeed sur le vélo, il s'est aperçu que l'assistance marchait pendant 20 mètres puis se coupait. Sur la console, il n'y avait pas d'affichage de la vitesse et le voyant STD clignotait. En fait c'est le câble qui relie le moteur et le capteur de vitesse qui était endommagé. Pour info on trouve ce câble et l'aimant qui va avec sur le site de Véloelectrique24. Il est bon d'en avoir un d'avance, car ce cable est vraiment exposé






vendredi 10 juillet 2015

eBike : 1er sortie au Salève

Préambules


Mon nouveau copain
Après moult hésitations, je me suis décidé pour l'achat d'un Haibike SDURO AllMnt. A force de regarder de partout sur internet et de peser le pour et le contre, je commençais à tourner en rond.
Je suis donc retourné au magasin "Cyclable" à Annecy qui distribue les vélos Haibike (entre autre). Lors de ma première visite, il n'y avait pas de SDuro. Ce coup-si il y a différents modèles, dont un AllMnt RC qui attire mon regard. On discute avec le "vendeur", non ils n'ont pas d'autre version du AllMnt et oui ils ont la taille de cadre qui me va bien. Par contre pas possible de faire un vrai essai ou alors avec un Xduro et pas tout de suite...... J'ai quand même "l'autorisation" d'aller faire un tour du pâté de maison. Mes impressions sont mitigées. D'un côté on a un vélo qui fait le poids d'un âne mort mais d'un autre côté, des que l'on est monté dessus, l'assistance efface le poids et c'est un réel plaisir que de rouler dans les rues d'Annecy. Je ramène le vélo au magasin et ma décision est prise : Je le prends. Depuis le temps que j'attends.... On discute de pépètes (aucune remise) et de différentes améliorations à apporter au vélo (Tige de selle télescopique et changement du guidon).
Je retourne au magasin en fin de semaine pour prendre possession de mon nouveau joujou. Petit coup de chaud pour le mettre sur le porte vélo... J'ai du mal à soulever le bestiau.... J'enlève la batterie et là ça va quand même mieux. Direction la maison. Je voulais allez faire un tour de suite mais il est midi et avec la chaleur "caniculesque" qu'il fait, je sens que ça va pas le faire. Je démonte les pédales auto de mon VTT actuel pour les monter sur le SDuro. Me voila paré pour aller faire un vrai tour de vtt.

Première sortie en mode vtt

Yapa l'feu au lac...
Dimanche matin, je me lève tôt (pour une fois sans problème car je suis sur-motivé) et direction le Salève, pour y aller faire un tour. Pour cause de méforme, je n'y suis pas retourné depuis un moment. Je me pose au lac des Dronières et une fois équipé, me voila parti. Je ne me suis pas fixé d'itinéraire précis, l'idée est de monter le plus haut possible en testant les réactions du vélo. Le départ est tranquille, je suis en mode "ECO" et je mouline gentiment. Je monte au même rythme qu'avec mon Vtt sec, sauf que les montées passent toutes sans souci, sans forcer et sans souffrir. Je passe en mode "STD" et là ça "pousse" vraiment bien. Les montées les plus raides sont avalées sans problème.. Quel pied !!! Je rattrape un VTT "sec" et le dépose... Avec mon vtt, je montais à 5 à l'heure en me posant dans chaque section raide. Là, tout s’enchaîne, les passages caillouteux sont passés sans souci. Je retrouve le plaisir de monter, chose que j'avais perdu depuis bien longtemps... J'arrive au Chalet de l'Iselet, c'est le top. J’enchaîne direction la Grande Montagne. Toujours du plaisir à la montée. Je switch entre les modes "ECO" et "STD". C'est vraiment de bonnes sensations. Je croise des panneautages de la première partie des Chemins du Soleil entre Thonon et Grenoble. C'est pas sur que l'on puisse se lancer dans un tel itinéraire avec un VTT AE.... A réfléchir.... Le parcours continue et j'arrive au Convers puis à la ferme de la Thuile. Je fais une pause photo, car la vue est magnifique : Les Monts du Jura, le Lac Léman, La montagne de la Dôle, Genève.... Toujours aussi beau. Une bonne remontée pour arriver au pied du Grand Piton, le sommet du Salève. Je pose le pied pour la première fois dans une section avec des marches en montée raide et de grosses racines. En mode "HIGH" on sens que le vélo passerai bien tout seul, mais pas moi, je n'ai pas assez de technique. A voir avec le temps. Une petite pause et direction la Croisette par les chemins à travers champs. Je n'en fini pas d'ouvrir et de fermer les portes à vaches. Au moins une dizaine. Arrivée à la Croisette, petite séance de doute. Il me reste 30% d'autonomie.... Faudrait peut-être songer à rentrer. En même temps le gros du retour sera en mode descente donc plus besoin d'assistance... Allez hop, je continue encore un peu. Une montée bien raide avalée sans souci en mode "HIGH"... Je décide de faire demi tour arrivé au décollage des parapentes. Il me reste un petit 20% d'autonomie. Je suis un peu déçu, je pensai pouvoir faire un peu plus... Mais en regardant le GPS, je m’aperçois que j'ai (enfin le vélo) monté plus de 1000 de d+. Je repart en sens inverse en mode super tranquillou. J'essaie de rester en mode "ECO", voir de carrément couper l'assistance (possible dans de légères montée et sur le plat au prix de bons efforts). Enfin me voila rendu au point de départ de la descente. Il me reste moins de 10 % d'autonomie. J'encape la descente à donf. Et le vélo réagit vraiment bien. On ne sent vraiment pas son poids (peut être un peu dans les freinages), c'est du bonheur. La descente est basique. Un peu de piste et des sections de singles en ligne droite. Pas trop possible de voir si le vélo est joueur ou pas.
J'arrive à la voiture avec la maxi banane. Le temps de ranger le bazar et d'aller boire une bonne bière réparatrice et hop retour à la maison.



Les chemins du Soleil en VTT AE ? A réfléchir....

A fond dans le lac

Repos...

Conclusions

Plaisir de rouler en montée

Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas tant éclaté sur un vtt. Plaisir à la montée, ce qui pour moi est vraiment un plus. Avec mon vtt sec j'en ai toujours chié plus que de raison, ce qui m’enlevait une grosse partie du plaisir. Je ne suis pas un stacknoviste de l'effort, et si je monte c'est avant tout pour redescendre. Avec l'assistance on est vraiment en mode plaisir et pour moi, c'est juste parfait.

Autonomie

J'ai parcouru 35 km pour 1100 m de d+ il me reste 5 % d'autonomie (pour info je pèse un petit quintal). Difficile toutefois d'en tirer des conclusions sur cette unique première sortie. Je devrais pouvoir "tirer" une dizaine de kilomètre en plus sur ce genre de parcours, en restant le plus possible en mode "ECO".

Poids du vélo

Pas de mystère, rouler avec un vtt qui pèse environ 23 kilos, ce n'est pas la même chose que de rouler avec un vélo qui en fait dix de moins. On sent les kilos en plus c'est indéniable. Au poussage par exemple, mais en même temps cela devient très rare de pousser vu les capacités de franchissement offertes par l'assistance. Pas question non plus de portage, évidement et les sections "scabreuses" (arbres abattus, passages canadien un peu haut, franchissement de clôture par exemple) peuvent devenir problématiques. 
En descente, on sent le poids aussi mais vu le centrage des masses ce n'est pas gênant. Dans les sections bien raides on sent que le vélo accélère tout seul. Il faut anticiper les freinages et ne pas se laisser griser.

Pilotage   

En montée, j'ai retrouvé de bonnes sensations dues à l'assistance. En mode "HIGH" on peut faire le bourrin et monter tout droit, ça doit passer tellement il y a de puissance. En mode "ECO" il faut faire attention ou on met les roues comme sur un vtt sec. Le SDuro est équipé avec des roues de 27.5 pouces ce qui améliore aussi les capacités de franchissement.
En descente, ça roule à donf et c'est le pied. Avec le poids, il m'a semblé être une fois ou deux bien déporté en sortie de virage.
Attention au tirage sur le guidon, ou il faut tirer plus fort, du fait du poids du vélo.

Bridage à 25 km/heure de l'assistance

Autant sur les chemins la limite légale de l'assistance à 25 km/h ne m'a pas gêné, autant c'est plus compliqué sur le goudron. Sur le plat, soit on limite volontairement la vitesse sous les 25 km/h et ça ne va pas assez vite, soit on force sur les pédales pour rester au dessus de la limite, avec des "a coups" désagréable de l'assistance. 
Bref, le dé-bridage est à mon avis indispensable pour un usage urbain ou en trajet "vélo/taf".

Equipements

Pas de gros reproches à faire à ce niveau.
Le Sduro RC est le modèle "entrée de gamme".
J'ai rajouté une tige de selle télescopique, un accessoire qui pour moi est devenu aussi important que des freins à disque.
J'ai aussi changé le guidon, pour des questions de look.

Fourche : Une fox "Evolution" parfaite pour mon usage. Je n'ai pas eu à me servir du mode Talas.
Amortisseur (Fox aussi) : Il n'était pas régler assez gonflé de base, un petit coup de pompe HP et hop, plus rien à dire. j'ai roulé quasiment tout le temps en mode ouvert.

Double plateaux : Là c'est plus discutable, on peut se demander à quoi sert le grand plateau. J'ai fait quasiment toutes la rando sur le "petit" plateau.

Freinage : J'ai été surpris au début par le comportement des Shimano (Modèle BR-M615) qui paraissent "tout mou". Sur mon vtt sec j'ai des formula qui sont bien plus durs au toucher. Toutefois les Shimano font parfaitement leur boulot et arrêtent le vélo sans souci. A tester toutefois sur de longues, longues descentes pour voir leur endurance... A terme je pense en changer pour des shimano XT M785.
Comme pour la transmission, il faut surveiller l'usure des plaquettes plus soigneusement que sur un vtt sec.

Pneus: J'ai senti quelques départs intempestifs de la roue avant. Je pense que les pneus montés de base (Schawlbe Nobby-Nic) ne sont pas suffisamment costauds et cramponnés pour le vélo. Je me suis commandé 2 Hans Dampf en 2.35 pour le monter à l'avant et à l'arrière.

Transmission: Quelques problèmes de réglages du dérailleur avant (difficile de redescendre sur le petit plateau). A l'arrière, la cassette 11-36 est parfaite à mon avis, pas besoin de plus de dents.
Par contre, et comme pour les plaquettes de frein, je pense qu'il faut surveiller l'usure de la transmission, car vue les contraintes, ça doit s'user rapidement.

Console Yamaha: Je trouvais l'écran trop grand et trop proéminent sur le montage de base. Toutefois on peut régler la position comme on veux. Je l'ai donc aplati et reculé comme si il était posé sur la potence. Attention toutefois, j'ai été obligé d'accrocher le GPS sur le guidon, et avec la gopro de l'autre côté ça commence par faire du monde sur le guidon.... Les informations affichées sur le compteur sont pertinentes, à noter la présence d'un thermomètre, d'un compteur de cadence de pédalage, d'un compteur journalier avec RAZ. Toutefois pas de GPS ni d’altimètre. Le GPS de rando sera donc obligatoire à côté.

Ou on va mettre la voiture?

La force est en toi





Prêt pour une petite sortie de nuit....

lundi 25 mai 2015

eBike : Comparatif dans BigBike de Mai 2015



Un comparatif de VTT avec assistance électrique dans le magazine BigBike du mois de Mai 2015.


En concurrence :

GIANT - Full E1
CUBE Stéréo Hybrid 140 HPA Race
SCOTT- E-Spark 710
MOUSTACHE - Samedi 27/9 FS Race
HAIBIKE - Sduro AllMTn PRO



L'article complet est consultable ICI


Résumé de l'article :

GIANT - Full E1

Pour qui ?

pour ceux qui cherchent un petit jouet péchu pour s'amuser en terrain technique quitte à sacrifier un peu de confort.

Les plus

Fun, compromis maniabilité stabilité, confort d'utilisation, polyvalence montée/descente, autonomie

Les moins

Puissance des freins, suspension "juste" à rythme soutenu en descente.

En conclusion

Avec son moteur Yamaha tres performant, Le Giant a emballé les testeurs en montée technique, d'autant que sa vivacité et sa maniabilité en font un jouet bien fun. En descente, il n'est pas en reste et offre un comportement très sain. Seuls quelques composants en deça du (gros) potentiel du cadre limite les ardeurs, comme la fourche ou les freins un peu justes. Néanmoins, il y a déjà de quoi faire en l'état, c'est l'un des vélos les plus polyvalents de ce test et probablement le plus fun à piloter.

CUBE Stéréo Hybrid 140 HPA Race

Pour qui ?

Pour ceux qui cherchent un VTT VAE capable d'arsouiller en descente tout en restant facile et confortable.

Les plus

Confort, stabilité, tolérance, motricité, polyvalence montée-descente.

Les moins

Léger manque de vivacité, potence longue

En conclusion

Le Cube est un VTT VAE enthousiasment : non seulement son comportement en montée est exemplaire, mais en descente il permet d'avoiner copieusement, grace à un confort et une stabilité sans faille. Sa prise en main est naturelle et facile, le bike se comportant vraiment de la même façon qu'un All-Mountain classique, le poids en plus. Alors certes, les énervés pourront lui reporcher un léger manque de vivacité mais en ce qui concerne la polyvalence en terrain technique, il met la barre très haut.

SCOTT- E-Spark 710

Pour qui ?

pour ceux dont la pratique sera avant tout typée XC, en quête d'un maximum de facilité et de confort.

Les plus

Confort, stabilité, rendement, motricité. 

Les moins

Vivacité, potence longue.

En conclusion

Le Scott est un VTT VAE particulièrement confortable, stable, facile à piloter en montée comme en descente, mais avec un programme moins montagnard que les autres vélos testés ici. C'est l'outil idéal pour ceux qui habitent dans les régions bien vallonnées et pas trop cassante ou son rendement et sa polyvalence feront des merveilles. L'E-Spark pourra tout de même s'aventurer en terrain plus exigeant à l'occasion puisque'il reste assez sain pour s'amuser, mais on trouvera alors vite les limites du vélo. 

MOUSTACHE - Samedi 27/9 FS Race

Pour qui ?

Pour les rideurs agressifs et techniques qui roulent sur des parcours bien tortueux et qui ont envie de s'envoyer du jump de temps en temps.

Les plus

Vivacité moteur et dynamique, position agressive, joueur dans le sinueux, équipement luxueux, capacité à grimper du très raide. 

Les moins

Adhérence sur l'angle, motricité en montée glissante, stabilité perfectible, technique à exploiter pleinement, puissance des freins trop limite pour le programme.

En conclusion

En prenant le partie d'une géométrie différente qui mixte roue de 29" à l'avant et roue de 27.5" à l'arrière, Moustache propose un vélo original avec un look flatteur mais qui s'avère plus lo,g que la moyenne à prendre en main. Difficile de dire si cela vient des roues différenciées ou d'une répartition des masses différentes de celles des autres, mais toujours est-il qu'il faut plusieurs sorties avant de tirer le plein potentiel du bike. Une fois habitués, les rideurs techniques, se régaleront de sa vivacité dans le sinueux et de ses impulsions franches pour un VTT AE, ainsi que de son coté gaillard en réception. Un bike pour se défouler !

HAIBIKE - Sduro AllMTn PRO

Pour qui ?

Pour ceux qui cherchent un VTT AE polyvalent, à l'aise en montée technique et facile, maniable et très confortable en descente.

Les plus

Maniabilité, confort au top, puissance de freinage agréable, ludique en buny-up et jumps raisonnables.

Les moins

Stabilité en terrain très rapide et cassant, vivacité dans les enchaînements techniques.

En conclusion

Avec son SDuro AllMtn Pro, Haibike propose un VTT AE très polyvalent, particulièrement à l'aise en montée technique(ou sa maniabilité et la vivacité du moteur Yamaha sont un régal) et plûtot bien en descente grace à un confort génial assortis de performance sécurisantes au freinage. Dommage que sa géometrie à l'ancienne (angles un peu droits, top tub court et boitier un peu haut) le pénalise en offrant une stabilité perfectible en mode attaque en descente. 

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